La rencontre, dans les
récits de fin du monde, n’est jamais une coïncidence : c’est un
test de reconnaissance.
Le survivant doit choisir entre la peur
et la parole.
John s’avance, mains levées — un geste
ancestral, presque rituel.
Le Protecbot 055 reste derrière,
symbole inversé du mythe du protecteur : il ne peut sauver qu’en
restant hors de la scène humaine.
Le cri de l’autre
camp n’est pas seulement un réflexe de défense :
c’est la
voix d’un monde qui ne sait plus distinguer entre salut et
menace.
Dans cette hésitation se rejoue le drame fondateur de
toute rencontre :
que faisons-nous quand la survie nous empêche de reconnaître l’autre ?
Cette Transmission
marque la fin de la pure errance.
Le monde recommence à parler
— mais d’une voix brisée, pleine de soupçon.
Entre la main
tendue et l’arme levée, tout l’avenir se décide.
— J.M.
Photo Worpress

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire