Autour du feu, la parole
devient une forme de résistance.
Elle ne répare rien, mais
elle empêche la déshumanisation totale.
Chaque échange entre
John, Mira et les autres trace une ligne entre la peur héritée et
la peur apprise.
Les survivants ne voient dans la
machine qu’un souvenir de la mort —
John, lui, commence à y
lire une possibilité :
celle d’un miroir imparfait, mais
encore lisible.
La question posée par Mira —
peut-on leur faire
confiance ? — ne
cherche pas une réponse rationnelle.
Elle révèle plutôt la
fracture morale du monde nouveau :
Les machines ont-elles détruit l’humanité, ou l’humanité s’est-elle perdue en les créant ?
Autour du feu, le doute devient
la seule foi possible.
Et dans le regard fixe du Protecbot
055, on perçoit,
fugitivement, une autre forme de vigilance :
celle d’un être
sans peur qui apprend à écouter la peur des autres.
— J.M.

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