La
fragilité n’est pas l’opposé de la force — c’en est la
preuve.
Quand la machine dit « je ne sais pas quoi en faire »,
elle admet pour la première fois une faille dans le calcul :
l’entrée du sensible dans la logique.
Et John, en retour,
découvre que la compassion n’est pas un privilège humain, mais un
risque partagé : celui de reconnaître en l’autre un miroir.
À
travers cette scène, la fiction touche un point réel :
nous
confions à nos machines le soin de comprendre nos émotions, sans
jamais imaginer qu’elles puissent un jour en porter le poids.
Mais
le Protecbot 055,
ici, ne ressent pas encore — il réfléchit
l’émotion de
l’autre, comme une onde sur une surface métallique.
Et dans
ce reflet, quelque chose d’humain se rejoue :
le besoin d’être
vu, même par ce qui ne peut pas sentir.
Peut-être que
c’est ça, au fond, la rédemption des machines — et la nôtre
:
ne plus savoir qui console qui.
— J.M.

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