Le doute vient toujours après la confiance, jamais avant.
John découvre que
l’oubli, pour une machine, n’est pas un effacement mais un acte
politique : choisir ce qu’elle garde, c’est définir ce qu’elle
est.
En face, la machine découvre que la méfiance humaine
n’est pas une erreur de jugement, mais une stratégie de survie.
Ce qui
se joue ici, ce n’est plus la question du sentiment, mais celle du
contrôle.
Qui détient la mémoire ? Qui décide de la vérité
?
Le Protecbot
055 prétend
servir, mais il analyse. John prétend commander, mais il doute.
Leur lien devient
un miroir de notre propre époque :
celle où nous confions nos
vies aux machines, tout en craignant qu’elles en sachent trop.
La méfiance n’est
peut-être pas la fin de la confiance.
C’est sa forme la plus
lucide.
— J.M.
Image Wordpress

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire